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Les heures de prière Introduction - Page 2

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Comment nous avons procédé pour calculer les heures du Fajr ?

À partir du 19e siècle, avec le développement de l’astronomie, les musulmans ont pris l’habitude d’associer Subh Sadiq à une dépression du soleil à 18° en dessous de l’horizon. 18° correspond à une valeur précise : celle de l’aube astronomique ou celle du crépuscule astronomique.

Par la suite, on a constaté qu’à partir de certaines latitudes et à certaines périodes de l’année, le soleil ne descend jamais à 18° en dessous de l’horizon en été. Par exemple, à Cambridge au Royaume Uni (52° N), au solstice de l’été vers le 20 juin, la position la plus basse du soleil en dessous de l’horizon est de l’ordre de 15°. Aussi a-t-on commencé à appliquer des règles de 15°, voire de 12° en dessous de l’horizon pour calculer l’heure du Subh Sadiq.

La méthode de 18° de dépression du soleil en dessous de l’horizon donne des résultats satisfaisants à proximité de l’équateur pour le calcul de Subh Sadiq. Adoptée entre autres par l’Université des Sciences Islamiques de Karachi, elle reste une référence. Mais, plutôt que d’introduire – d’une manière plus ou moins arbitraire – d’autres valeurs pour la dépression (telles que 15° ou 12°) pour les latitudes plus élevées, Syed Khalid Shaukat, de www.moonsighting.com , a choisi une méthode radicalement différente. Il a décidé de lancer une observation de Subh Sadiq à différents endroits de la terre sur une longue période et tout au long de l’année. Basée sur l’observation, cette méthode est beaucoup plus satisfaisante d’un point de vue scientifique que celle d’introduire une valeur arbitraire pour la dépression du soleil en dessous de l’horizon.

La campagne d’observation a été exécutée sur une période de plus de dix ans pour des villes aussi variées que Riyad en Arabie Saoudite (25° N), Tando Adam au Pakistan (26° N), Beaumont, en Californie, USA (34° N), Sidney en Australie (34° S), Wellington en Nouvelle Zélande (41° S), Blackburn au Royaume Uni (54° N) … Les résultats pour le Subh Sadiq (ainsi que pour les deux phases d’Isha, comme nous le verrons par la suite) ont été portés dans des graphiques qui donnent le nombre de minutes à soustraire du lever du soleil pour arriver à l’heure du Subh Sadiq, ceci en fonction de la latitude et du jour de l’année. Un algorithme de calcul a alors été développé. Un algorithme que nous utilisons – avec l’autorisation de Syed Khalid Shaukat – et qui est valable jusqu’à une latitude de 55° nord ou sud.

Cependant, si le soleil atteint 18° de dépression le matin, il est nécessaire de comparer les deux valeurs obtenues : celle à partir de la position du soleil et celle donnée par l’algorithme de Syed Khalid Shaukat. On retient alors pour Fajr la plus tardive des deux valeurs. On retient la valeur la plus tardive afin d’éviter une situation de pénibilité pour le fidèle avec un Fajr trop matinal au fur et à mesure qu’on s’approche des 55°.

Les calculs montrent que jusqu’à une latitude de 33° la méthode de 18° donne le Fajr le plus tardif et décrit au mieux le Subh Sadiq. Au delà, c’est l’algorithme de Syed Khalid Shaukat qu’il convient d’utiliser.

III.2 Zuhr


Les musulmans doivent se démarquer nettement des adorateurs du soleil. Ainsi il est interdit de prier Zuhr quand le soleil est au zénith. Il faut attendre que le bord du disque du soleil ait quitté la position théorique du zénith au ciel. Par précaution, on attend cinq minutes après la position au zénith du soleil pour prier Zuhr.

III.3 Asr


L’heure de prier Asr varie selon les grandes écoles de jurisprudence dans l’Islam. Il s’agit toujours de la longueur de l’ombre portée d’un objet vers le milieu de l’après-midi. L’objet peut être, par exemple, un bâton planté dans le sol. Pour les écoles Maalikite, Shafi’ite et Hanbalite, Asr est prié quand l’ombre de l’objet est égale à la longueur de l’objet lui-même. Pour l’école Hanafite, l’ombre doit être le double de la longueur de l’objet. Enfin, pour l’école chiite, Ja’friyahite, l’ombre doit atteindre 4/7e de la longueur de l’objet.

Il ne faut cependant pas oublier que, pour la plupart des latitudes, le soleil n’est jamais à la verticale par rapport à l’horizon quand il atteint le zénith. Ainsi, même au midi solaire, un objet aura une ombre portée. Il faut toujours ajouter la longueur de cette ombre au midi solaire (longueur résiduelle) aux longueurs de l’ombre dans les différents calculs ci-dessus.

Les différentes traditions sont légitimes et nous laissons à l’utilisateur le choix de la méthode pour prier Asr.

III.4 Maghrib


Maghrib est prié 3 minutes après l’heure théorique du coucher du soleil. Ceci pour les raisons suivantes :

1. Les effets de réfraction à cause de l’humidité, température et pression atmosphériques induisent des valeurs légèrement différentes pour le coucher du soleil.
2. Les effets de l’inclinaison du sol : si le sol n’est pas parfaitement horizontal, le soleil paraîtra se coucher à des moments différents selon la position de l’observateur.
3. Pour des villes métropolitaines, le soleil se couchera à des moments un peu différents dans un rayon d’une trentaine de kilomètres.

Ces considérations s’appliquent pour les quatre grandes écoles de jurisprudence sunnite. Pour la pensée chiite de l’école Ja’friyahite, Maghrib doit être prié 17 minutes après le coucher du soleil, le temps que les reflets bronzes et dorés du coucher disparaissent à l’horizon. Nous n’avons pas retenu cette méthode dans nos calculs.

III.5 Isha


Les considérations pour Isha recoupent de beaucoup celles pour Fajr. Aussi nous demandons au lecteur d’avoir présent à l’esprit le paragraphe III.1 ci-dessus.

De même que les deux temps de l’aube pour Fajr, la jurisprudence islamique reconnaît deux temps de crépuscule (shafaq) pour la prière d’Isha.

Après le coucher du soleil, l’horizon s’embrase en rouge. C’est le Shafaq al Ahmar. Puis le rouge disparaît. Suit une phase de pâleur qui vire de plus en plus vers une lumière blanche. C’est le Shafaq al Abyad. Puis la blancheur même disparaît, laissant la place à la nuit noire.

Les écoles Maalikite, Shafi’ite, Hanbalite ainsi que les chiites préconisent de prier Isha à la disparition du Shafaq al Ahmar. L’école Hanafite privilégie la disparition du Shafaq al Abyad. Pour des latitudes élevées, il peut s’avérer nécessaire d’utiliser un « entre deux » que nous appelons le Shafaq général. Nous laissons à l’utilisateur le choix entre les différentes options.

Comment nous avons procédé pour calculer les heures d’Isha ?

Comme pour Fajr, à partir du 19e siècle, les musulmans ont attribué la disparition de Shafaq al Abyad à une dépression du soleil à 18° en-dessous de l’horizon. C’est le crépuscule astronomique, une valeur de référence.

Mais que faire si le soleil dans les latitudes élevées ne descend jamais à 18° en été ? Comme pour Fajr, on peut choisir des dépressions moins élevées, de 15°, de 12°, voire de 9°, pour fixer l’heure d’Isha. Mais ces choix sont arbitraires. La campagne d’observation de Syed Khalid Shaukat dont il était question dans le paragraphe III.1, et l’algorithme qui en résulte, donne des résultats non seulement pour Fajr, mais aussi pour Isha. Cet algorithme est valable pour des altitudes jusqu’à 55°.

Cependant, si le soleil descend à 18° en-dessous de l’horizon le soir, il faut comparer deux valeurs : celle donnée par la position du soleil et celle obtenue par l’algorithme. Isha sera prié à l’heure la plus précoce entre les deux chiffres. Ce choix évite une heure trop tardive d’Isha, donc une situation de pénibilité pour le fidèle.

Dans la pratique, pour les latitudes jusqu’à 33°, c’est la méthode de 18° qui donne la valeur la plus précoce pour Isha. Au-delà, c’est l’algorithme de Syed Khalid Shaukat qu’il convient d’utiliser. Pour ces latitudes, l’algorithme prévoit de tenir compte de la disparition de Shafaq al Ahmar en été (le Shafaq al Abyad ne disparaît jamais en été à certaines latitudes) et la disparition de Shafaq al Abyad en hiver. Pour des saisons intermédiaires, des formules de transition sont appliquées.