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L’IDÉOLOGIE CONTEMPORAINE - Page 4

Autre conséquence dramatique du Vide Intérieur : Le Suicide


C’est la première cause de mortalité chez ceux qui sont à l’âge d’or, c’est-à-dire qui ont 13-16 à 24-25 ans.
Généralement on cite les accidents de la route comme 1ère cause de mortalité des jeunes, mais si l’on défalque tous les accidents qui sont en fait un suicide déguisé, la première cause de mortalité des jeunes c’est bien le suicide.
Or, le suicide est un véritable baromètre de l’état des psychologies d’une société.
D’après une étude publiée au début de l’année 2006 par « l’Observatoire des Drogues et des Toxicomanies », à Paris, les adolescents des quartiers favorisés boivent plus, fument plus, se droguent plus et surtout, surtout, se suicident plus que leurs congénères des quartiers populaires.
L’argent leur sert souvent de prothèse identitaire. Dans bien des cas, l’argent c’est le cache-misère intérieur.
Pour un traitement de fond du suicide, il convient de répondre au besoin sans cesse revendiqué par les jeunes, un besoin d’amour, d’intériorité, de sincérité, de liberté.
Un paradoxe ! Oui un paradoxe entre la recherche éperdue de ces jeunes pour retrouver les valeurs dans leur authenticité et les princes qui gouvernent ce monde et qui font l’apologie, chaque jour davantage, du mensonge, de la traîtrise, de l’adultère, de l’infidélité, du vol et de la cruauté.

L’art contemporain est très significatif à cet égard

Qu’il soit pictural, sculptural ou architectural, l’art contemporain souligne, en général, la crise de l’intériorité.
Le jeu avec des objets rudimentaires, des matériaux, des formes, des couleurs se donne à lire comme autant de signes.
Le spectateur se retrouve dans la position du schizophrène qui cherche en permanence à interpréter les paroles, les gestes et les sons comme autant de significations réelles alors qu’en réalité ce ne sont que des délires.

La littérature, non plus, n’est pas en reste


Outre les romans à caractère pornographique, publiés par la célèbre et, jadis prestigieuse, Maison d’Edition Gallimard : Sexes raides rouges ; Odeurs de transpiration ; Orgasmes à répétition -, une tendance plus récente est à l’émancipation.
Il faut abandonner, semble-t-il, les normes objectives afin que chacun s’invente lui-même.
C’est la proposition de J.C Kaufmann, dans : « L’invention de soi, Une théorie de l’identité ».
En fait une supercherie que l’on vend aux gens et qui se vend plutôt bien car on n’a jamais observé autant de personnes dépendantes : drogue, cyberdépendance, dépendance affective, emprise des sectes, addiction aux thérapies…

Sans oublier que, dans la post-modernité, les qualités généralement requises de l’employé, par l’employeur sont la soumission, le conformisme et le renoncement à toute pensée personnelle.
En effet, nous révèle Danièle Linhart, dans le Monde Diplomatique de Mars 2006, « le salarié se vend à l’entreprise ».
Et pour percer ou simplement garder sa place dans un monde du travail où les places sont de plus en plus rares, le salarié doit consentir pleinement à la dépossession de soi et de son temps.
Tant et si bien que les gens conviés à l’invention de soi ne savent plus comment se comporter dans le monde des humbles tâches quotidiennes. Ils ne savent plus inventer par eux-mêmes des solutions pratiques pour faire face aux évènements concrets de l’existence, comme savaient le faire les générations précédentes.

Après « l’Invention de Soi », voyons ce qu’il en est de la Bisexualité Psychique


La Bisexualité psychique ce n’est pas la possession des deux sexes mâle et femelle à la fois. Ce n’est pas l’hermaphrodisme comme chez les Gastéropodes, et plus précisément les escargots qui copulent tête-bêche.
La bisexualité psychique c’est le résultat de l’intégration mentale durant



Le mécanisme de cette opération est le suivant :

le sujet intériorise le sexe opposé au sien. Il peut communiquer intimement avec la personne de l’autre sexe.
Un large consensus a toujours prévalu chez les psychologues et les psychanalystes, notamment chez Freud, pour convenir que la normalité sexuelle suppose :
     1) le complexe d’Œdipe dépassé
     2) la castration œdipienne assumée
     3) l’interdiction de l’inceste acceptée
     4) la différence des sexes intériorisée

L’échec, par contre, de la bisexualité psychique a pour conséquences :
     1) la négation et même le déni de la différence des sexes
     2) le règne de la confusion c’est-à-dire qu’au lieu de se référer à l’interaction des images paternelle et maternelle, l’individu adopte le fantasme de la confusion.
     3) au lieu d’intérioriser sa propre identité sexuelle, il glisse vers des tendances sexuelles : l’homosexualité, le transsexualisme, le travestisme, etc…

A notre époque, c’est un lieu commun de parler de problèmes de société pour parler en fait de problèmes inhérents à la psychologie de l’individu.
La personne vit alors avec un avatar identitaire. Comment vit-elle cet avatar ?
- Elle le vit avec un sentiment où se mêlent, tout à la fois, la persécution, le narcissisme et l’attrait érotique pour les personnes de même sexe.
La persécution dont elle souffre parce qu’elle se sent victime des autres, est due, en réalité à un conflit entre elle et elle-même, un conflit où entrent en jeu ses propres désirs et ses propres investissements affectifs.
Mais qu’importe ! Pour elle, ce sont les autres qui ont tort parce qu’ils sont homophobes.
Or, homophobie signifie en bon français, c’est-à-dire suivant la racine étymologique, la peur du semblable.
Quel rapport donc avec l’homosexualité ?
Qui a peur du semblable ? Qui a peur de l’homosexualité ?
N’est-ce pas plutôt la peur, la peur intime de l’autre sexe, la peur intrinsèque à la tendance homosexuelle que projettent en permanence ceux qui l’éprouvent pour évacuer une angoisse alimentée par leur propre hétérophobie ?

Souvenez-vous : les héritiers de mai 68 affirmaient « Il est interdit d’interdire ». Ils fabriquent désormais des lois de plus en plus oppressives et liberticides.

Ils imposent des mots fétiches pour susciter la peur et exercer une censure de manière à juguler toute contestation possible. Leur lobbying tous azimuths leur a permis d’inscrire plusieurs scores :
     - En 1973, l’A.P.A - American Psychiatric Association - a décidé de rayer par une majorité de l’ordre de 60%, l’homosexualité de la liste des affections mentales.
     - Puis l’O.M.S, la France et de nombreux pays ont suivi le même chemin.
     - Enfin le FNUAP - Le Fonds des Nations Unies pour la Population - et le Parlement Européen en appellent à organiser la société selon les orientations sexuelles et au détriment de l’identité sexuelle.

Or, et c’est un fait avéré : plus la société valorisera les pulsions partielles et l’indistinction sexuelle, plus la violence meurtrière, en particulier juvénile s’accentuera.

Nous allons de plus en plus vers une société de la peur et de la méfiance de l’autre. Cette crainte se manifeste actuellement par des réactions à fleur de peau : des gens s’agressent et ne se supportent plus.
Ainsi ce jeune adolescent de 17 ans qui, se pensant agressé par le sourire moqueur d’un camarade de classe, tire sur lui avec un pistolet à grenaille et le tue.
Un acte criminel à la suite d’un regard interprété de façon paranoïaque !
Ce que l’on oublie parfois, ce que l’on dissimule fréquemment, c’est que des drames analogues à celui-ci sont très souvent la conséquence directe de la non élaboration des pulsions partielles dont vit et se nourrit l’homosexualité.
L’homosexualité qui est en train de devenir la référence à partir de laquelle doivent s’évaluer le discours littéraire, le discours scientifique, le discours psychiatrique, le discours psychanalytique, et, fort évidemment, le discours politique !