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L’IDÉOLOGIE CONTEMPORAINE - Page 3

De façon plus générale il est parfaitement établi que le télévisuel contrôle l’intériorité.

Comment ? - En s’emparant de l’imaginaire !
Les images reçues peuvent en effet, s’emparer du fonctionnement de la vie subjective, envahir son champ et même se substituer à elle.
La conscience et les conduites du sujet sont orientées de façon très efficace par la perception des émotions.
Or, de nombreuses émissions, y compris parfois les journaux télévisés, suscitent un flot d’émotions.
Des émotions qui, à la différence des émotions vécues dans la réalité :
     - fixent l’imaginaire.
     - influencent le comportement.
     - imposent des schémas.
Tout cela sans que les téléspectateurs, les jeunes surtout, s’en rendent compte ! Combien de jeunes au passé irréprochable ont avoué des délits, parfois des crimes sans autre raison que celle d’avoir voulu imiter ce qu’ils ont vu à la TV !

C’est une réalité bien triste mais beaucoup d’individus deviennent ce qu’ils regardent, surtout les jeunes !
L’incitation des mineurs à la débauche, l’incitation au crime sont toujours sévèrement sanctionnés par le code pénal.

Mais les médias qui, souvent, induisent des lois permissives, se situent et sont situés au-dessus, bien au-dessus de la loi !

Pour fuir le vide intérieur, on recherche ailleurs.

Ailleurs, c'est-à-dire les grands rassemblements festifs, les médicaments, les drogues, et parfois le suicide.

Les médicaments :


Quand l’individu se retrouve seul et sans ressources intérieures, c’est souvent au rayon des psychotropes de la pharmacie qu’il va chercher des solutions.
On ne sait plus très bien, même les médecins s’interrogent si certaines personnes sont malades ou bien si elles ont du mal à supporter les difficultés inhérentes à l’existence.

Pour bien situer le problème de la toxicomanie, il est nécessaire de le repenser dans notre contexte hédoniste actuel. Un contexte où il est de bon ton de se faire plaisir et de réaliser tous ses désirs !

Certes, l’homme ne peut vivre sans éprouver et sans partager des plaisirs.
Certes, le plaisir est l’élément premier qui anime le psychisme, et c’est, tout naturellement, que l’enfant se laisse guider par lui tant qu’il n’a pas découvert les limites imposées par la vie.
Mais que d’efforts, que de temps, que de sacrifices et parfois que de souffrances sont nécessaires pour mener à bien une activité, trouver la réponse adéquate à une situation, cultiver une relation, par exemple le mariage, ou réaliser un projet !
Le plaisir qui en découle alors apparaît donc bien comme une conséquence et non comme une fin en soi.
Or, de nombreuses personnes, surtout jeunes, ont tendance à lâcher prise dès qu’une activité devient difficile, à « jeter le manche après la cognée » comme le dit si bien l’adage populaire.
Cette attitude est bien loin de les aider à faire face aux frustrations de l’existence que chacun doit apprendre à traiter et parfois à assumer telles quelles.

Le plaisir, quant à lui

- Il traduit une activité
- L’activité constante qui anime la vie psychique de l’homme.
- Il renvoie à des scénarios imaginaires qu’il est utile de chercher à reconnaître pour se comprendre personnellement.
- Chaque homme est porteur, en effet, d’une histoire. Une histoire enfantine et familiale de telle sorte que le désir est souvent en rapport avec les objets perdus de l’enfance, c’est-à-dire en rapport avec les êtres et les choses qui restent à jamais introuvables sauf à violer la réalité. Des films tels qu’Orange Mécanique, Le Dernier Tango à Paris, La Grande Bouffe, Basic Instinct, mettent en scène la course effrénée à la satisfaction des désirs tels qu’ils se présentent dans l’imaginaire.
Ils décrivent la violence des désirs qui s’expriment contre les autres et se terminent dans la mort.
Le plaisir conçu de cette façon n’est pas une satisfaction. C’est l’expérience du néant !

Venons-en à la drogue, si vous le voulez bien


En se vidant de l’intérieur par la drogue, la personnalité contemporaine rompt le contact avec elle-même. Ou plutôt, elle tente de le faire. C’est comme si elle ne se supportait plus dans son individualité et sa subjectivité.
Au début, on se drogue pour fuir, pour oublier. Mais l’accoutumance est rapide. Rapidement, très rapidement, on en vient à se droguer pour vivre. C’est que le manque est au cœur même de la condition humaine.
Et c’est justement la reconnaissance du manque, de l’inachèvement de notre condition qui nous permet de nous prendre en charge et d’accepter de vivre en nous libérant de l’aspect illusoire des désirs humains.
Comme l’exprime, si bien Ibn El Qayim El Jawzia dans son traité intitulé :

« Les degrés dans le cheminement » :

« Il existe dans le cœur de l’homme une dispersion que rassemble seulement l’acceptation de Dieu, un manque comblé seulement par la compagnie de Dieu, une tristesse dissipée seulement par la joie de connaître Dieu et par la rectitude du comportement vis-à vis de Lui.
Il existe aussi dans le cœur de l’homme une angoisse que seuls apaisent le refuge en Dieu et l’union avec lui ».







En effet, « c’est bien par l’invocation de Dieu que les cœurs s’apaisent ». (Coran, sourate 13, verset 28)